Les chiffres du ministère de l’Économie tombent comme un couperet. La dette publique de la France devrait atteindre 119,3% du produit intérieur brut en 2026 et pourrait grimper à 121,7% en 2027, a confirmé samedi 19 septembre l’administration gouvernementale. Des niveaux records qui enfoncent un peu plus le bilan économique du gouvernement Lecornu, déjà fragilisé par des politiques sociales impopulaires et un contexte d’asphyxie budgétaire.
Cette nouvelle mousson de mauvaises nouvelles arrive alors que le gouvernement a abaissé sa prévision de croissance pour 2026, à 0,5%, contre 1% espéré en début d’année. Autrement dit, la France stagne. Dans une conjoncture morose, l’exécutif ne dispose d’aucune marge de manœuvre pour agir. Les caisses sont vides, et les annonces de restrictions s’accumulent.
Des réformes sociales qui sacrifient les précaires
Pendant ce temps, depuis le 1er septembre, les salariés en arrêt maladie voient leurs droits limités à 31 jours, les demandeurs d’emploi perdent trois mois d’allocations, et 6 millions de foyers subissent une hausse du gaz de 5,6%. Le gouvernement choisit de faire payer aux plus vulnérables les effets de sa gestion désastreuse.
Le contraste est frappant: tandis que 2,2 millions de futurs retraités (générations 1964-1968) bénéficient d’assouplissements, les actifs et les demandeurs d’emploi subissent une cure d’austérité. La répartition des sacrifices révèle l’absence totale de justice sociale dans cette politique économique.
Un gouvernement incapable de rupture
À six mois de l’élection présidentielle, cette impasse économique accentue la crise de confiance envers l’exécutif. Le gouvernement Lecornu accumule les dossiers brûlants sans parvenir à les résoudre: budget en déroute, croissance étouffée, droits sociaux rognes, perspectives sombres pour 2027.
La gauche l’a répété sans relâche au cours des derniers mois: on ne sort pas de la crise par des coupes claires qui frappent les plus pauvres. Or, c’est exactement ce qui se produit. Le gouvernement n’a ni la volonté politique ni les moyens budgétaires pour proposer des solutions progressistes. Seule une victoire électorale de la gauche en 2027 pourrait inverser cette trajectoire funeste.
