Le 1er juillet 2026 apporte au congé de naissance une avancée : chaque parent bénéficie d’un congé supplémentaire d’un ou deux mois, indemnisé à 70 % du salaire net le premier mois, puis 60 % le second, utilisable dans les neuf mois suivant la naissance ou l’arrivée d’un enfant adopté. L’objectif affiché est de renforcer l’égalité parentale et de favoriser un meilleur équilibre entre vie professionnelle et vie familiale.

Sauf que le gouvernement Macron/Le Maire profite de cette même date pour déployer une batterie de mesures qui frappent surtout les plus fragiles. Le prix repère du gaz augmente de 7,4 % pour les 6 millions de ménages français indexés sur ce tarif, représentant un surcoût moyen de 2,70 euros TTC sur la facture mensuelle. Les étudiants étrangers non européens et non boursiers perdent leur éligibilité à l’aide personnalisée au logement (APL), concernant environ 3 % des 3 millions d’étudiants présents en France. Le ministère justifie ce recentrage par la nécessité de « mieux flécher les moyens vers les publics réellement fragiles ».

Le progressisme de façade

Double langage transparent. D’un côté, on brandit un congé de naissance correctement indemnisé, mesure symbolique qui ravit les cadres urbains. De l’autre, on laisse grimper les factures énergétiques des précaires et on coupe les aides aux plus vulnérables. L’Union européenne augmente aussi la taxe sur les petits colis, ceux équivalant à un montant de moins de 150 € seront taxés de 3 € supplémentaires : autrement dit, les achats modestes paient plus cher.

Pour les créateurs de micro-entreprises, l’exonération de cotisations sociales passera de 50 % à 25 % pour les activités ouvertes à compter du 1er juillet 2026. Voilà qui enterre un peu plus les espoirs d’auto-entrepreneuriat accessibles aux plus pauvres.

Une rigueur qui ne dit pas son nom

Certes, le dispositif de leasing social pour les voitures électriques revient à partir du 16 juillet, destiné aux ménages dont le revenu fiscal de référence est inférieur ou égal à 16 880 euros par part, l’aide s’élevant à 29 % du coût d’acquisition dans la limite de 6 500 euros. Louable. Mais cela ne compense pas l’ampleur de la rigueur budgétaire affichée ailleurs.

Pendant ce temps, le gouvernement Macron annonce une coupe supplémentaire de 10 milliards d’euros dans les dépenses publiques, les services publics et la protection des écosystèmes. Les services publics asphyxiés, les collectivités locales saignées à blanc depuis des années, et voilà qu’on réduit encore les aides sociales tout en augmentant les tarifs.

Le 1er juillet 2026 ne résume qu’une chose : un gouvernement qui n’a pas les moyens ou la volonté d’une politique cohérente et généreuse. Une main tendant un congé amélioré aux familles aisées, l’autre qui fait exploser les factures des ménages modestes. C’est le progressisme de façade que tant de Français reconnaissent trop bien.

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