Le 5 novembre 2026, une grève générale est appelée par une intersyndicale réunissant la CFDT et la CGT, aux côtés de la FSU et de l’UNSA, mobilisant cheminots, étudiants, enseignants, salariés, fonctionnaires et retraités. Cet appel intervient dans un contexte de mobilisation sociale intense qui remet en question la direction prise par le gouvernement Lecornu sur le front social et économique.

Le mois de novembre 2026 cumule quatre chocs simultanés : une hausse du gaz de 6,6%, une revalorisation des retraites de seulement 1,4%, un durcissement bancaire et une baisse de 40% des indemnités d’accidents du travail, impactant 23 millions de Français. La trêve hivernale débute le 1er novembre 2026 et se poursuit jusqu’au 31 mars 2027, suspendant les expulsions locatives sauf exceptions prévues par la loi. Ces mesures contrastées révèlent les contradictions d’une politique gouvernementale qui prétend « protéger les plus modestes » alors qu’elle frappe simultanément travailleurs, retraités et ménages précaires.

La succession des chocs révèle les failles du gouvernement

À partir du 1er novembre 2026, le prix du gaz s’envole de 6,6%, les retraites complémentaires ne progressent que de 1,4%, les banques durcissent l’accès au crédit et les indemnités de travail baissent de 40%. Cette pile de mesures de rigueur apparaît délibérée, orchestrée par un gouvernement qui concentre le poids des ajustements budgétaires sur les salariés et les plus fragiles.

La baisse des indemnités en cas d’accident du travail est particulièrement révélatrice. À partir du 1er novembre 2026, de nouvelles règles affectent les paiements de la Sécurité sociale pour les employés absents du travail en raison d’un accident ou d’une maladie professionnelle. Plutôt que d’investir dans la prévention et le bien-être des travailleurs, le gouvernement choisit de réduire les filets de protection en cas de sinistre : c’est punir les victimes plutôt que de s’attaquer aux causes.

La revalorisation des retraites complémentaires à 1,4% seulement trahit aussi l’incohérence gouvernementale. Alors que l’inflation ronge le pouvoir d’achat des retraités depuis des mois, cette hausse quasi symbolique expose des millions de Français âgés à une baisse effective de leurs revenus. Ce choix politique reflète un mépris assumé pour les aînés qui ont construit le pays.

La grève du 5 novembre face à l’impuissance gouvernementale

La CGT recense plus de 200 manifestations prévues jeudi dans toute la France, témoignant de l’ampleur de la mobilisation. Cette grève générale ne surgit pas du néant : elle prolonge des semaines de lutte lycéenne, universitaire et syndicale contre les politiques de régression sociale menées par Lecornu.

Le gouvernement tente de donner l’impression qu’il maîtrise la situation. Le gouvernement a annoncé un important dispositif de sécurité sur tout le territoire, préparant des mesures de contrôle pour contenir la mobilisation. Mais c’est là l’aveu de son impuissance réelle : face à la colère justifiée des Français, les autorités répondent par des appels à l’ordre plutôt que par des mesures sociales. Pendant ce temps, les syndicats continuent à se battre pour défendre ce qui reste des acquis sociaux.

La convergence des luttes, grève générale, blocages lycéens, manifestations de rue, montre que le mouvement social s’est radicalisé et structuré. Le gouvernement ne peut plus ignorer une base sociale qui refuse de payer le prix d’une soi-disant « réduction du déficit ». Lecornu espérait peut-être que des discours apaisants suffiraient. Or, les Français ont compris : quand le loyer du gaz monte, que les retraites stagnent et que les protections sociales s’amenuisent, les paroles du ministre ne pèsent rien.

La grève du 5 novembre sera donc un test. Elle mesurera non seulement la détermination de la base syndicale et juvénile, mais aussi l’aptitude réelle du gouvernement à lire les signaux d’une France sociale qui ne se résigne pas à l’appauvrissement programmé.

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